Le 24 septembre 2026, le ministère de la Santé a annoncé qu'il écartait son projet d'arrêté visant à interdire la publicité pour les lunettes et les aides auditives remboursées. Après la mobilisation des professionnels, la dérogation publicitaire est maintenue, mais un encadrement renforcé des pratiques commerciales reste à l'étude.
Début septembre 2026, la Direction de la sécurité sociale avait transmis aux organisations professionnelles un projet de texte destiné à supprimer la dérogation qui autorise, depuis des années, la publicité grand public pour les lunettes et les aides auditives partiellement remboursées par l'Assurance maladie. Ce sujet n'était pas tout à fait nouveau : il avait été évoqué lors des négociations du 100% Santé en 2019 et, en 2025, a fait l'objet d'une proposition de l'Assurance maladie dans le cadre du rapport Charges et Produits pour 2026. L'objectif affiché par le ministère de la Santé était de mettre fin à des pratiques commerciales jugées problématiques autour de produits de santé.
Le ministère justifiait son initiative en citant des dérives observées depuis plusieurs années dans les deux filières. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, évoquait ainsi des dérives dans le secteur de l'audioprothèse et de l'optique, constatées depuis de nombreuses années, à travers des offres comme un appareil acheté, un cadeau offert, ou des sollicitations par SMS, et estimait que ces dérives sur des produits de santé avaient conduit les pouvoirs publics à envisager des options maximalistes faute de solution satisfaisante trouvée jusque-là avec l'écosystème. Le texte visait donc explicitement les campagnes jugées les plus agressives plutôt que la communication professionnelle en général.
Le projet a suscité une réaction immédiate des organisations représentatives des deux secteurs. Du côté de l'optique, le Rassemblement des Opticiens de France a publié dès le 8 septembre un communiqué estimant que supprimer la publicité dans le périmètre prévu n'avait pas démontré son efficacité sur la maîtrise des dépenses et pourrait limiter la capacité des consommateurs à s'informer, et a demandé au gouvernement de renoncer à une interdiction générale. Du côté de l'audition, le syndicat représentant les grandes enseignes a lui aussi pris position : dans un courrier à la ministre, il rappelait le taux de non-appareillage qui concerne 45 % des malentendants malgré le succès du 100 % santé, ainsi que les liens entre déficit auditif non traité et risques de démence, pour défendre le maintien d'un canal d'information vers le grand public. Les fabricants d'équipements optiques ont également alerté sur les conséquences possibles en matière d'emploi dans la filière industrielle.
Face à cette mobilisation, le ministère de la Santé a finalement annoncé, le 24 septembre 2026, qu'il abandonnait le texte en l'état. Les services de la ministre ont confirmé auprès de la presse spécialisée qu'ils écartaient le projet d'arrêté afin d'étudier l'ensemble des options alternatives proposées par la profession. Le message officiel reste toutefois ferme sur le fond : le gouvernement justifie son projet initial par des dérives constatées depuis de nombreuses années, notamment l'achat d'un équipement de santé associé à la promesse d'un cadeau ou les sollicitations répétées par SMS, rappelant que les dispositifs médicaux ne sont pas des produits de consommation comme les autres. Autrement dit, la dérogation publicitaire est maintenue pour l'instant, mais le sujet reste surveillé de près par les pouvoirs publics.
Le dossier n'est pas clos pour autant. La Direction de la sécurité sociale va désormais expertiser les différentes propositions alternatives afin d'en évaluer l'efficacité et les conditions de mise en œuvre. Plusieurs organisations professionnelles, dont celles représentant les opticiens et les audioprothésistes, ont d'ores et déjà proposé des pistes de charte ou de code de bonnes pratiques, avec l'idée de distinguer la communication informative, sur la santé visuelle ou auditive, des offres commerciales les plus agressives. Pour nos clients, ce retrait ne change rien dans l'immédiat aux conditions de remboursement ou aux règles de prescription : il concerne uniquement la manière dont la profession peut, ou non, communiquer publiquement sur ses produits. Chez Maison Mikis, nous continuerons simplement à vous informer de façon factuelle sur les équipements et les évolutions réglementaires qui vous concernent, et nous restons disponibles au comptoir pour répondre à toute question sur un devis ou une prise en charge.
Les questions qu'on nous pose le plus souvent en boutique sur ce sujet.
Il visait des pratiques jugées abusives, comme les offres "un appareil acheté, un cadeau offert" ou les relances répétées par SMS, considérées comme inadaptées pour des dispositifs médicaux remboursés par la Sécurité sociale.
Non, le dossier n'est pas clos : la Direction de la sécurité sociale va désormais étudier les propositions d'encadrement formulées par les professionnels, avec l'objectif de mieux cadrer certaines pratiques sans interdiction générale.
Oui, le projet d'arrêté comme son retrait concernent les deux secteurs : l'optique et l'audioprothèse, tous deux visés par la même dérogation publicitaire liée aux produits de santé partiellement remboursés.
Le calendrier n'est pas fixé : le ministère évoque une phase de concertation et d'expertise des pistes alternatives, sans donner de date pour une éventuelle nouvelle mesure.
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