Une journée à la boutique commence un peu avant dix heures, par la remise en ordre des présentoirs et le point sur les rendez-vous. Elle se poursuit par des essayages, des mesures, des réparations et des visites sans rendez-vous, et s'achève souvent par un réglage de dernière minute.
Il est un peu avant dix heures quand le rideau de la Galerie Oslo se lève. Les commerces voisins ouvrent les uns après les autres, l'esplanade s'anime doucement, et nous disposons de quelques minutes avant les premiers clients. Ce temps-là n'a rien de décoratif : chaque monture est remise droite sur son présentoir, les paires essayées la veille retrouvent leur place, les commandes arrivées sont contrôlées et nous faisons le point sur les rendez-vous de la journée. C'est le seul moment où la boutique nous appartient vraiment, avant qu'elle ne se remplisse de conversations.
Entre dix heures et dix-neuf heures trente, du mardi au samedi, le rythme est imprévisible. Certains jours, ce sont surtout des habitués qui passent dire bonjour en récupérant une paire réparée, et l'après-midi ressemble à une suite de conversations. D'autres jours, ce sont des visages nouveaux, poussés par une ordonnance qui arrive à expiration, par une paire cassée le matin même ou simplement par l'envie de changer de style. Nous ne cherchons pas à lisser ces variations : une boutique de quartier vit au rythme de ceux qui y entrent.
C'est une remarque qui revient souvent, parfois avec un peu de surprise. La réponse tient en une phrase : une monture n'est pas un objet qu'on pose sur un nez, c'est un objet qu'on porte à quelques centimètres de son visage, toute la journée, pendant plusieurs années. Un choix expédié en dix minutes se paie ensuite en inconfort, en paire qui glisse, ou en lunettes qui finissent dans un tiroir. Prendre trente minutes de plus au moment de choisir nous paraît un meilleur échange.
Nous observons évidemment la morphologie : la largeur du visage, la hauteur du nez, la position des oreilles, la façon dont la monture se pose. Mais nous regardons tout autant comment la personne bouge, parle, sourit avec ses lunettes sur le nez. Une monture qui semble parfaite devant le miroir peut ne plus rien vouloir dire dès que son porteur redevient lui-même. Avec dix-neuf marques en boutique, de Ray-Ban à Dior en passant par Andy Brook ou CHIMI, il y a presque toujours plusieurs pistes crédibles pour une même envie. Notre rôle n'est pas d'orienter vers une marque plutôt qu'une autre, mais d'aider chacun à se reconnaître dans la glace.
C'est le cas de figure le plus fréquent de la journée. Le déroulé varie peu, et il aide à comprendre pourquoi une commande de lunettes ne se règle pas en cinq minutes au comptoir.
Une partie de nos journées se passe à l'écart du magasin, dans le calme nécessaire à un bilan auditif. Ces créneaux se prennent sur rendez-vous, parce qu'ils demandent du temps et de l'attention : mesures, explications, essais, puis réglages fins au fil des semaines. Un accompagnement auditif ne se juge pas le jour de la vente mais plusieurs mois après, quand les appareils sont portés sans y penser. Nous rappelons systématiquement qu'un appareillage se fait après avis médical, et qu'une baisse d'audition brutale ou douloureuse relève de l'ORL, pas de nous.
Le soir amène presque toujours son lot de petits gestes : une branche à resserrer, une plaquette à changer, une paire qui a pris un mauvais coup dans un sac. Ce sont des interventions de quelques minutes, souvent réalisées pendant que la personne attend debout devant le comptoir, et nous ne les refusons jamais. Elles font autant partie du métier que la vente elle-même. C'est d'ailleurs souvent là, sur ces réparations sans facture, que se construit la confiance qui ramène les gens d'une année sur l'autre.
Pas pour tout. Un essayage, un ajustage, une question sur un devis ou un contrôle de la vue peuvent se faire en passant, dans notre coin du 13e, Galerie Oslo. Pour un bilan auditif ou un suivi d'appareillage, en revanche, mieux vaut réserver un créneau : c'est la seule façon de vous garantir le temps et le calme que ces rendez-vous demandent. Dans tous les cas, venir sans rien acheter est parfaitement normal, et c'est même souvent comme cela que commencent les relations les plus longues.
Les questions qu'on nous pose le plus souvent en boutique sur ce sujet.
La boutique accueille du mardi au samedi, de dix heures à dix-neuf heures trente. Les débuts de matinée et les fins d'après-midi sont généralement les moments les plus chargés. Si vous souhaitez du temps pour un essayage long, le milieu de journée en semaine reste le créneau le plus calme.
Cela dépend surtout de vous. Certaines personnes savent en dix minutes, d'autres reviennent deux fois avant de trancher, et les deux nous conviennent. Comptez une bonne demi-heure entre l'essayage, le choix des verres, les mesures et l'établissement du devis, sans obligation de décider le jour même.
Oui, dans la mesure du possible. Un resserrage, un changement de plaquettes ou un réalignement se font sur place en quelques minutes, quelle que soit l'origine de la paire. Certaines réparations dépendent en revanche de la disponibilité des pièces chez le fabricant, ce que nous vérifions avec vous.
Bien sûr. Beaucoup de visites commencent par une simple envie de changer de style, sans correction en tête. Nous pouvons faire un contrôle de la vue pour situer votre besoin, et vous indiquer si une consultation chez l'ophtalmologiste s'impose avant de commander quoi que ce soit.
Nous vous prévenons dès que la paire est prête, puis nous la réglons sur votre visage lors du retrait : galbe, inclinaison, appui derrière les oreilles. Un réajustement dans les jours qui suivent est fréquent et normal ; il est inclus, comme les réglages ultérieurs.
Maison Mikis est votre opticien et audioprothésiste à Paris 13e, Galerie Oslo – Olympiades, 44 avenue d'Ivry. Prenez rendez-vous pour un conseil personnalisé.
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