Le Nouvel An lunaire transforme chaque année le quartier autour de notre boutique : vitrines rouge et or, allées plus animées, commerces décorés. Pour nous, c'est une période de passage plus dense, de conversations plus longues au comptoir, et un rappel de ce qu'être un commerce de quartier veut dire.
Il y a des périodes dans l'année où le Triangle de Choisy ne fonctionne plus tout à fait de la même manière, et le Nouvel An lunaire en fait clairement partie. Les vitrines se parent de rouge et d'or, les commerces sortent leurs décorations, et l'esplanade des Olympiades, juste à côté de notre boutique, prend des allures de place de fête. Les odeurs qui montent de chez Tang Frères et des restaurants voisins changent, les allées se remplissent plus tôt dans la journée, et l'on sent qu'un pan entier du quartier se retrouve autour de cette date. Ce n'est pas un décor posé pour l'occasion : c'est un rythme de vie qui remonte à la surface.
Cette présence tient à l'histoire du quartier. L'immigration originaire d'Asie du Sud-Est s'y est installée à partir de la fin des années 1970, dans un ensemble de tours et de dalles alors récemment construit, et elle y a progressivement bâti des commerces, des associations, des habitudes. Le Nouvel An lunaire n'est donc pas une animation commerciale plaquée sur un arrondissement : c'est une fête familiale qui déborde dans l'espace public parce que les familles qui la célèbrent vivent ici depuis plusieurs générations. Nous nous gardons bien d'en faire une carte postale : ce sont des trajectoires personnelles, pas un folklore.
Concrètement, le Nouvel An lunaire se traduit d'abord par du monde en plus dans la Galerie Oslo. Des familles qui font leurs courses de fête s'arrêtent parfois simplement pour jeter un œil aux montures exposées, sans intention d'acheter quoi que ce soit, et c'est très bien ainsi. Des clients habituels passent nous souhaiter une bonne année en même temps qu'ils viennent chercher une paire commandée. Et la conversation au comptoir dérive presque toujours vers les préparatifs, les repas prévus, les proches que l'on attend ou ceux que l'on ne verra pas cette année.
C'est sans doute le changement le plus net de cette période : le temps s'étire. Un ajustage de branches qui prend d'ordinaire trois minutes en prend dix, parce qu'on parle d'autre chose entre-temps. Une remise de lunettes devient l'occasion de prendre des nouvelles d'un parent qui n'est pas venu depuis des mois. Nous ne cherchons pas à comprimer ces moments-là : dans un métier où l'on touche le visage des gens et où l'on revient chaque année ou presque, ces conversations font partie du travail autant que les mesures.
Avec beaucoup de modestie, en réalité. Nous ne sommes pas organisateurs, et nous n'avons aucune légitimité à l'être. Ce que nous pouvons faire tient à peu de choses, mais ces peu de choses comptent pour un commerce de proximité.
Nous n'avons jamais souhaité être une boutique qui se contente d'exister dans le 13e sans vraiment y appartenir. Quand nous avons ouvert Maison Mikis en 2023, le choix de nous installer ici n'avait rien d'un calcul d'emplacement : nous voulions un endroit où l'on croise deux fois la même personne dans la semaine, où l'on connaît le nom des commerçants d'à côté, et où une boutique d'optique n'est pas seulement un point de vente. Le Nouvel An lunaire est le rappel annuel le plus évident de ce choix. Notre clientèle ressemble au quartier : mélangée, fidèle, attachée à ses habitudes autant qu'à ses fêtes.
Cela a des conséquences très concrètes sur notre façon de travailler. Nous prenons le temps d'expliquer, y compris quand l'échange se fait dans un français hésitant ou avec l'aide d'un proche venu traduire. Nous préférons perdre une vente que laisser repartir quelqu'un avec un équipement qu'il n'a pas compris. Et nous savons que la confiance, ici, se construit sur des années, pas sur une opération commerciale.
Rien d'exceptionnel, et c'est volontaire. La boutique reste ouverte à ses horaires habituels, au 44 avenue d'Ivry, à deux pas de l'esplanade, et vous pouvez passer comme les autres semaines de l'année : essayer des montures sans rendez-vous, faire réajuster une paire qui glisse, demander un devis, ou faire un contrôle de la vue pour savoir où vous en êtes. Pour un bilan auditif, mieux vaut en revanche réserver un créneau, car ces rendez-vous demandent du calme, ce qui n'est pas la qualité première d'une galerie commerçante un jour de fête.
Si vous flânez dans les allées ces jours-là, poussez la porte même sans motif. Nous prenons plaisir à voir la rue se colorer, à entendre la musique qui s'échappe de l'esplanade, et à accueillir entre deux essayages des gens venus simplement partager un peu de cette effervescence. C'est, chaque année, l'un des meilleurs moments de notre calendrier, et il ne nous appartient pas : il appartient au quartier.
Les questions qu'on nous pose le plus souvent en boutique sur ce sujet.
Oui, aux horaires habituels. Nous ne fermons pas et nous n'ouvrons pas non plus de créneaux exceptionnels. Les allées de la galerie étant plus fréquentées à cette période, préférez le milieu de journée en semaine si vous souhaitez du temps pour un essayage tranquille.
Pour un essayage, un ajustage, une réparation rapide, un devis ou un contrôle de la vue, oui, comme le reste de l'année. Seuls les bilans auditifs et les suivis d'appareillage demandent un créneau réservé, parce qu'ils nécessitent du temps et un environnement calme.
Nous nous débrouillons en anglais et nous prenons le temps qu'il faut quand l'échange est plus difficile. Beaucoup de personnes viennent accompagnées d'un proche qui traduit, et cela ne nous pose aucun problème : l'essentiel est que la personne concernée comprenne ce qu'elle achète et pourquoi.
Non, et c'est un choix assumé. Nous ne pensons pas qu'une fête familiale soit un bon prétexte commercial. Ce que nous proposons à cette période est exactement ce que nous proposons le reste de l'année, y compris l'offre 100 % Santé qui figure sur tous nos devis.
Nous sommes installés Galerie Oslo, sur l'Esplanade des Olympiades, dans le 13e arrondissement. La galerie se rejoint depuis la dalle comme depuis la rue. Si vous hésitez, les commerçants voisins vous orienteront volontiers : tout le monde se connaît dans cette partie de la galerie.
Maison Mikis est votre opticien et audioprothésiste à Paris 13e, Galerie Oslo – Olympiades, 44 avenue d'Ivry. Prenez rendez-vous pour un conseil personnalisé.
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