C'est l'un des axes de recherche les plus actifs du secteur : en France, environ 2,1 millions d'enfants sont myopes, dont 510 000 en myopie forte ou en évolution rapide. Deux technologies de verres se distinguent aujourd'hui pour ralentir cette progression. Essilor Stellest, dans sa deuxième génération lancée en 2025, utilise un réseau de micro-lentilles disposées en anneaux concentriques pour créer un « myodéfocus » périphérique qui freine l'allongement de l'œil. Hoya MiyoSmart, développé avec l'Université Polytechnique de Hong Kong et validé par plus de cent publications scientifiques, repose sur un principe voisin (technologie D.I.M.S.) et peut, selon le fabricant, stopper une progression myopique cliniquement significative dès 12 mois d'utilisation chez les 4-12 ans.
Les verres qui foncent au soleil ont fait un bond en avant : la dernière génération de verres Transitions s'active en 25 secondes environ — aussi foncée qu'un verre solaire classique — et s'éclaircit deux fois plus vite que la génération précédente, avec un filtrage de la lumière bleue-violette jusqu'à 85 % à l'état foncé et une protection UV totale. L'activation derrière un pare-brise de voiture, qui bloque une partie des UV, reste un axe de progrès sur lequel les fabricants continuent de travailler, avec des performances encore variables selon les marques.
Les verres progressifs ne sont plus systématiquement « de série » : la technologie dite « freeform » permet un surfaçage numérique point par point, qui prend en compte la morphologie du porteur, sa posture et la distance verres-yeux pour une correction réellement personnalisée. Pour le travail prolongé sur écran, des verres à légère dégression de puissance (type Eyezen chez Essilor) offrent une zone de confort adaptée à la vision de près et intermédiaire, en complément des bons réflexes d'ergonomie.
Les traitements anti-lumière bleue de nouvelle génération (Eye Protect System chez Essilor, BlueGuard chez Zeiss) filtrent désormais de façon ciblée la lumière bleue-violette considérée comme la plus agressive, tout en préservant la lumière bleue-turquoise utile à la régulation du rythme circadien — plutôt que de bloquer indistinctement toute la lumière bleue comme les premières générations de traitements. La protection UV, elle, tend à être intégrée directement dans la matière du verre plutôt que dans un simple traitement de surface, pour une protection plus durable.
Ces innovations évoluent vite : le meilleur réflexe reste d'en discuter avec votre opticien, qui saura identifier lesquelles sont réellement pertinentes pour votre correction et votre mode de vie.
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