Santé auditive

Casques et écouteurs : comment protéger l'audition des jeunes générations

Jeune adulte souriant portant des écouteurs sans fil dans la rue

Un volume sonore souvent sous-estimé

Écouteurs sur le trajet du matin, casque pendant les révisions, soirée en discothèque le week-end : la musique accompagne désormais une grande partie de la journée des jeunes générations. Selon un sondage Ifop, près d'un tiers des moins de 35 ans déclare écouter de la musique au casque plus de deux heures par jour, une proportion qui grimpe à 34 % chez les 15-17 ans. Or beaucoup d'appareils audio personnels peuvent délivrer plus de 105 décibels, un niveau proche de celui d'une tronçonneuse. Un quart des personnes interrogées reconnaît en plus augmenter spontanément le volume, notamment pour couvrir le bruit ambiant dans la rue ou les transports.

Cette exposition répétée n'est pas sans conséquence : dans la même enquête, 37 % des sondés rapportent avoir déjà ressenti des sifflements ou des bourdonnements d'oreille après une écoute prolongée, un chiffre qui atteint 51 % chez les 15-17 ans. L'Organisation mondiale de la santé estimait de son côté qu'1,1 milliard d'adolescents et de jeunes adultes dans le monde s'exposaient à un risque de perte auditive évitable.

Des seuils précis à connaître

Contrairement à une idée reçue, ce n'est pas seulement l'intensité du son qui compte, mais la combinaison volume/durée. Les organismes de santé auditive recommandent ainsi de ne pas dépasser 80 décibels sur huit heures d'affilée ; à 92 décibels, la limite tombe à deux heures et demie ; à 98 décibels, à moins de quarante minutes. Une soirée en discothèque, où le niveau sonore oscille souvent entre 104 et 112 décibels, peut donc représenter un risque réel dès les premières dizaines de minutes si aucune protection n'est utilisée.

Une étude publiée dans BMJ Global Health, portant sur les habitudes d'écoute de jeunes de 12 à 34 ans à travers le monde, souligne que près d'un quart d'entre eux pratique une écoute personnelle jugée à risque. Pourtant, seuls 10 % des utilisateurs de casques ou d'écouteurs disent recourir activement à des fonctions de réduction de bruit, qui permettraient pourtant d'écouter à volume plus bas sans perdre en confort.

Des réflexes simples pour préserver ses oreilles

Chez Maison Mikis, nous accueillons aussi les plus jeunes pour un premier bilan auditif : détecter tôt une fatigue de l'oreille permet d'agir avant que les habitudes d'écoute ne laissent des traces durables.

Contenu rédigé par l'équipe Maison Mikis à partir de sources professionnelles vérifiées (fabricants, presse spécialisée, autorités de santé), mis à jour en juillet 2026.
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